31.10.2006

Un bus de Reims cible d'émeutiers (Vingt personnes étaient à bord)

Vendredi dernier, la veille du drame survenu à Marseille, des inconnus ont tenté d'incendier un bus à Reims. Vingt personnes étaient à bord. La police a lancé hier soir un appel à témoins.

LE PEN VITE …

TRES VITE !

MAMA GALLEDOU, 26 ans, brûlée dans un bus à Marseille
samedi soir par un cocktail molotov,
est toujours entre la vie et la mort.

Vendredi, vingt personnes dans un bus de Reims ont failli subir le même sort. A 20 h 15, à l'arrêt « rue de la Bonne Femme », boulevard Wilson, le bus de la ligne R s'apprêtait à démarrer en direction du quartier des Châtillons. Un inconnu a alors bloqué les deux battants arrière tandis que quatre ou cinq individus lançaient deux bouteilles incendiaires dans l'allée centrale.
« Le début d'incendie a heureusement été vite maîtrisé par le conducteur. Il a utilisé son extincteur pendant que les usagers évacuaient le bus. Il n'y a eu aucun blessé », explique un policier.
Pour ne pas nuire à l'efficacité de l'enquête et, peut-être par par peur d'une contagion, le commissariat avait demandé de surseoir à la publication de cette information.

Hier soir, la police a décidé de lancer un appel à témoins.

« Nous souhaitons retrouver les vingt personnes qui étaient dans le bus.

 

Elles peuvent nous contacter au 03.26.61.46.98. »,

précise le chef d'état-major.

STOP OU ENCORE ???

STOP : c’est le Front National et le Front National seulement !

ENCORE : ce sont tous les autres !

A VOUS DE CHOISIR !!

Un précédent
medium_lepenlavaitdit.gifAux Transports urbains de Reims (Tur), le drame de Marseille et l'incident de vendredi étaient hier abondamment commentés. Ces affaires prennent une résonance particulière. Les conducteurs des Tur ont tous en mémoire l'attaque d'un bus de la ligne A, rue Estienne-d'Orve, en 1996. « Ils avaient entre 15 et 21 ans. Des gamins. Ils sont entrés par l'arrière et ont déversé de l'essence. L'un a tiré sur le conducteur. Comme le véhicule était en pente, le conducteur a eu la vie sauve grâce à la présence d'esprit de témoins qui l'ont sorti juste à temps, se souvient Jérôme Biot, délégué CGT des Tur. Notre collègue, psychologiquement, ne s'en est jamais remis.»
« Nul n'est à l'abri », commente, fataliste, Jean-Jacques Leblanc, responsable de la sécurité d'Amétis, le gestionnaire des bus d'Amiens. « Nous avons une bonne coordination avec les services de police auxquels nous signalons le moindre bris de glace. Des agents de prévention sont présents dans les bus dont 80 % sont équipés de caméras de surveillance.
Stress
Mais un acte isolé comme à Marseille est toujours possible. Un bus a brûlé avenue de l'Europe il y a trois ans. Heureusement sans victime. »
Frédéric Linares, responsable du réseau des bus de Charleville-Mézières, insiste, lui, sur la formation du personnel et le renforcement des équipes de contrôleurs dans certains quartiers, tout en admettant le caractère imprévisible des attaques : « Des pierres ont été lancées contre un de nos bus dimanche Un acte sporadique. Le paradoxe est que les auteurs sont souvent utilisateurs de ce service public. » Un an après l'embrasement des banlieues, la présence policière a été renforcée, au grand soulagement des conducteurs . Mais en cette période de vacances scolaires, la tranche horaire 18 heures - 20 heures est à risques, selon le Rémois Jérôme Biot : « On a affaire à des très jeunes, souvent moins de 15 ans.
Les vitres anti-agression set la vidéosurveillance n'empêchent ni les crachats, ni les insultes. Tout cela contribue au stress des conducteurs.»


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Source : http://www.lunion.presse.fr/fmd/20061031.UNA1877.html?1056

 

 

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